Chaque coup de pédale vers le travail peut désormais se transformer en petit gain financier. L'indemnité kilométrique vélo, plus connue sous son sigle IKV, récompense les salariés qui choisissent le vélo pour leurs trajets domicile-travail. Une mesure simple, pensée pour un mode de transport propre et accessible à tous. En 2026, le dispositif reste d'actualité, intégré au sein du Forfait Mobilités Durables. Voici comment fonctionne l'IKV, et surtout comment en bénéficier concrètement.
Qu'est-ce que l'indemnité kilométrique vélo (IKV) ?
L'IKV désigne une prise en charge financière versée par l'employeur aux salariés qui se rendent au travail à vélo. Une manière, pour l'entreprise, de valoriser un choix de déplacement à la fois économique et écologique.
Définition et objectifs du dispositif
Née en 2016, l'indemnité kilométrique vélo visait à encourager le vélotaf face à la voiture individuelle. Depuis 2020, elle s'inscrit dans le cadre plus large du Forfait Mobilités Durables (FMD), qui permet aux employeurs de rembourser tout ou partie des trajets domicile-travail effectués en mode doux. Le calcul de l'IKV repose sur les kilomètres parcourus : chaque jour pédalé compte, dans la limite du forfait annuel exonéré.
Quels moyens de transport sont éligibles ?
Le vélo classique comme le vélo à assistance électrique ouvrent droit à l'IKV, à condition pour ce dernier de respecter la réglementation VAE (assistance limitée à 25 km/h). Un vélo pliant comme un OG20 ou un PRO16 s'utilise aussi bien pour le trajet domicile-gare que pour l'intégralité du parcours, ce qui en fait un choix particulièrement adapté à l'intermodalité. Trottinettes électriques, covoiturage et vélos en libre-service entrent également dans le champ du dispositif global, aux côtés du vélo.
Comment calculer son IKV en 2026 ?
Le calcul reste simple, volontairement accessible à tous les salariés, sans justificatif complexe à produire au quotidien.
Montant par kilomètre parcouru et plafonds en vigueur
Le taux de référence de l'indemnité kilométrique vélo s'établit à 0,25 € par kilomètre parcouru. La formule tient en une ligne : distance quotidienne × nombre de jours à vélo × taux au kilomètre. Un salarié parcourant 10 km par jour, 220 jours par an, touche ainsi environ 550 € sur l'année, un montant qui reste exonéré tant qu'il ne dépasse pas le plafond du forfait, fixé à 600 € par an dans le secteur privé, porté à 900 € en cas de cumul avec la prise en charge des transports en commun.
Différences secteur privé et secteur public
Le secteur privé applique un plafond annuel de 600 €, tandis que le secteur public applique un plafond distinct, généralement fixé à 300 € par an et par agent. Les modalités précises varient selon les décrets propres à chaque versant de la fonction publique, mais le principe reste identique : rembourser les trajets à vélo dans un cadre exonéré.
Qui peut bénéficier de l'indemnité kilométrique vélo ?
Le dispositif s'adresse largement, sans condition d'ancienneté ni de type de contrat.
Conditions pour les salariés
Tout salarié qui effectue tout ou partie de son trajet domicile-travail à vélo peut prétendre à l'IKV, qu'il soit en CDI, en CDD, à temps plein ou à temps partiel. Une simple déclaration sur l'honneur, précisant les jours effectivement roulés, suffit généralement à justifier le versement. Certains employeurs demandent des justificatifs complémentaires, mais rien de dissuasif.
Obligations et liberté des employeurs
Dans le secteur privé, verser l'IKV reste facultatif : c'est à l'entreprise de décider de mettre en place ce dispositif, via un accord de branche, un accord d'entreprise ou une simple décision unilatérale. Rien n'empêche un employeur d'aller au-delà des plafonds exonérés, à condition d'assumer les cotisations sur la part excédentaire.
Peut-on cumuler l'IKV avec d'autres aides ?
Bonne nouvelle pour les cyclistes multimodaux : plusieurs aides se combinent, dans certaines limites.
IKV et Forfait Mobilités Durables (FMD)
L'IKV ne s'oppose pas au forfait mobilités durables : elle en constitue, pour le vélo, l'une des modalités de calcul possibles. L'employeur peut choisir de verser une indemnité kilométrique précise, ou une allocation forfaitaire globale, selon ce qui convient le mieux à son organisation.
IKV et prise en charge des transports en commun
Cumuler IKV et abonnement de transport en commun reste possible : c'est même l'un des cas les plus fréquents, pour les salariés qui pédalent jusqu'à la gare avant de prendre le train. Ce cumul porte le plafond exonéré à 900 € par an dans le secteur privé, un vrai coup de pouce pour les trajets combinés.
Avantages de l'IKV pour l'entreprise et les salariés
Au-delà du geste écologique, l'IKV présente des avantages financiers concrets, des deux côtés de la relation de travail.
Exonération de cotisations sociales
L'IKV, versée dans la limite des plafonds en vigueur, échappe à l'impôt sur le revenu comme aux cotisations sociales, pour l'employeur comme pour le salarié. Un avantage net, sans charge supplémentaire, tant que le montant reste dans le cadre fixé.
Impact écologique et image employeur
Encourager le vélo au quotidien, c'est aussi réduire l'empreinte carbone des trajets domicile-travail. Pour l'entreprise, mettre en place l'IKV envoie un signal fort en matière de responsabilité sociétale, et séduit des candidats de plus en plus sensibles à une politique de mobilité durable. Un levier RH à part entière, dans un secteur du travail où l'engagement environnemental pèse de plus en plus dans les choix des salariés.
FAQ : Indemnité kilométrique vélo
L'IKV est-elle soumise à cotisations sociales selon l'URSSAF ?
Non, tant que le montant versé reste dans la limite du plafond exonéré (600 € ou 900 € par an dans le privé). Au-delà, la part excédentaire est réintégrée dans l'assiette des cotisations et soumise à l'impôt sur le revenu.
L'employeur est-il obligé de verser l'IKV ?
Dans le secteur privé, non : le dispositif reste facultatif, sauf disposition contraire prévue par une convention collective. Dans la fonction publique, les règles diffèrent selon les décrets applicables à chaque versant.
Les vélos en libre-service sont-ils éligibles ?
Oui. Les vélos en libre-service, tout comme les vélos personnels mécaniques ou électriques, entrent dans le champ du dispositif, à condition que le trajet concerne bien le parcours domicile-travail.